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Portrait de Vanina Bellini
Impression d’un document : Offset ou numérique, que choisir ?

Journaux, affiches, flyers, plaquettes… Faut-il choisir d’imprimer ses documents en numérique ou en offset ? Éclaircissement sur les critères du choix…

 

En matière d’impression, il existe deux grands procédés : l’offset et le numérique. Ces types de production présentent des différences notoires, tant dans le mode de fabrication que dans le coût de réalisation. Comment choisir ?

De quoi parle-t-on ?

Essayons tout d’abord d’y voir clair en précisant les techniques qui différencient les deux procédés. Pour simplifier l’approche, on retiendra que l’impression offset réclame la mise en œuvre d’étapes préparatoires ; contrairement à l’impression numérique qui permet de poser directement l’encre sur le papier.

En impression offset, il faut en effet commencer par reproduire sur une plaque, souvent en aluminium, la forme de ce que l’on veut imprimer (textes ou images). L’imprimeur se charge de produire cette plaque à partir des fichiers numériques prépresse qui lui sont délivrés.

Dans l’imprimante, l’encre liquide sera d’abord projetée sur cette plaque. Puis, par un procédé d’adhérence/répulsion, elle sera transférée sur une planche en caoutchouc qui, comme un tampon, déposera la couleur sur le papier. Cette précision technique apportée, nous comprenons que l’offset réclame autant de passages dans la machine qu’il y a de couleurs. Ainsi, pour une impression en quadrichromie (les quatres couleurs primaires : cyan, magenta, jaune et noir), il faudra une plaque par couleur : quatre passages donc. Il en résultera des coûts supplémentaires.

En impression numérique, les documents sont reproduits directement et de façon continue depuis l’ordinateur. Sur l’imprimante, toutes les encres sont « jetées » en même temps. Le document est immédiatement imprimé dans sa version définitive. En l’absence d’étape intermédiaire, les délais d’édition sont nettement raccourcis. Avec une impression numérique laser, les encres en poudre sont cuites et déposées en surface du papier. Ce qui laisse souvent une finition lustrée.

 

Choisir son mode d’impression

Faut-il en conclure pour autant que le numérique est moins cher ? Non. Tout dépend du nombre d’exemplaires à produire.

Le procédé offset est ainsi adapté pour le tirage de grandes séries. Les coûts fixes, liés notamment à la nécessité de calage des machines (environ 250 feuilles sont jetées avant d’obtenir le premier document de qualité), pourront être amortis sur un nombre importants d’exemplaires (de l’ordre de 500/800 copies)

Ce n'est pas le cas pour l’impression numérique où le coût des exemplaires est directement proportionnel à la quantité imprimée.

En offset, le coût unitaire de l’exemplaire produit sera d’autant moins onéreux que de gros volumes seront imprimés. En numérique, le coût de l’exemplaire est relativement fixe. Ce procédé est donc à privilégier en cas de petits tirages.

Ainsi, une page A4 imprimé en 40.000 exemplaires sera plus rentable si elle est imprimée en offset.

En revanche, pour un document de 400 pages à réaliser en 100 exemplaires, on choisira une impression numérique. En effet, l’impression offset nécessiterait de nombreux calages de pages pour un nombre d’exemplaires assez réduit.

 

Attention à la couleur

L'autre différence entre l'offset et le numérique réside dans les couleurs utilisées.

Le numérique travaille uniquement à partir des quatre couleurs primaires. Pour reproduire les teintes désirées, il est nécessaire de faire de bons réglages tant de son ordinateur que de l’imprimante : profils colorimétriques, calibrage d'écran avec spectromètre, étalonnage…

A contrario, l’imprimeur offset va devoir régler son débit d’encre au fur et à mesure du tirage. Il arrive ainsi à reproduire parfaitement les couleurs voulues. D’autant que, en plus des quatre couleurs de base, il peut aussi utiliser des couleurs dites « d’accompagnement », type Pantone ou Focoltone. Seule l'offset est capable de les reproduire car la teinte est déjà prête : orange, violet, vert, or ou argent…

 

Sortir de l’ordinaire ?

Enfin, derniers critères de choix : le format et la qualité du papier.

Bien que de plus en plus répandue, l’impression numérique ne permet pas toujours d’avoir des formats de documents originaux. La plupart des fournisseurs se contentent de proposer les classiques A3, A4 ou A5. Pour des formats intermédiaires, direction l’offset.

Idem pour le papier. Certes, plusieurs grammages sont aujourd’hui proposés en numérique, allant du 90g au 350g. Mais souvent, l’offre n’est pas assez fine et l’on passe aisément du 100g au 130g, sans intermédiaire. Quant au type de papier, rares sont les imprimeurs numériques qui proposent autre chose que les classiques mats, brillants ou recyclés.

 

Bref, si définir son support de communication est aisé en fonction du public cible et du message à véhiculer, les caractéristiques techniques ne sont pas à négliger au moment de mettre en œuvre sa réalisation.